Tuesday, February 22, 2011

air pollution Air - Pollution de l'air - Air ambiant La dégradation de la visibilité à Hong Kong : une menace sérieuse pour la santé

La dégradation de la visibilité à Hong Kong : une menace sérieuse pour la santé
La pollution de l’air dégrade particulièrement la visibilité dans la ville de Hong Kong en Asie, ce qui pose des risques de santé aigus pour la population, avec une augmentation du nombre de décès prématurés.

La visibilité à Hong Kong s’est tellement détériorée au cours des cinquante dernières années à cause de la pollution de l’air, que les variations du niveau de visibilité peuvent être utilisés pour prévoir les taux de mortalité, d’après ce qu’ont indiqué des experts de la santé mercredi.



La visibilité est désormais de 12,6 kilomètres pour un jour moyen, soit bien en dessous que celle de villes telles que Paris, Berlin, Auckland ou Vancouver, dans lesquelles la visibilité se situe généralement entre 20 et 25 kilomètres, voire au-delà.







En utilisant les données du gouvernement, les chercheurs de l’Université de Hong Kong ont découvert que le nombre de jours de brouillard – pendant lesquels la visibilité tombe sous le seuil des 8 kilomètres était passé de 6,6 en 1968 à 54 en 2007.



Les décès supplémentaires liés a la pollution de l'air représentaient un total de 1200 par an entre 2007 et 2010



Pour chaque réduction de 6,5 kilomètres de visibilité, les chercheurs ont remarqué une augmentation correspondante de 1,13% du nombre de décès non accidentels, liés par exemple à des causes respiratoires ou cardiaques.



Les décès supplémentaires représentaient un total de 1200 par an entre 2007 et 2010, d’après ce qu’ont déclaré les experts lors d’une conférence de presse.



« La perte de visibilité est une mesure directe des dangers graves pour la santé. La perte de visibilité tue des individus » a indiqué Anthony Hedley, Professeur Honoraire à l’Ecole de Santé Publique.



Le Professeur Lam Tai-hing, directeur de l’Ecole de Santé Publique de Hong Kong a déclaré : « Moins vous pouvez voire, plus grand est le danger. Il est très important de faire confiance à vos yeux, parce que pour l’instant, le gouvernement utilise encore des objectifs dépassés en matière de qualité de l’air ».



« En se basant là-dessus, on dit aux individus que la qualité de l’air est bonne aujourd’hui ou acceptable alors qu’en fait, si vous vous basez sur les standards de qualité de l’air de l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS), elle est en réalité très mauvaise ».



La mauvaise visibilité est liée à la concentration de polluants tels que les particules suspendues ou le dioxyde d’azote, d’après ce qu’a indiqué Anthony Hedley.



Tandis que la quantité de particules dans des endroits comme Vancouver ou Auckland se situe entre 10 et 12 microgrammes par mètre cube d’air, Hong Kong en compte 80, soit sept fois plus.



« Plus les concentrations de polluants sont élevés, moins la visibilité est bonne » a indiqué Hedley, ajoutant que même une courte exposition à de tels polluants était particulièrement dangereuse pour ceux qui souffrent de problèmes de cœur ou de poumons.



« Les polluants de l’air font augmenter l’adhérence des éléments dans le sang… Avec une plus grande adhérence, les cellules sanguines se collent les unes aux autres et forment des caillots. Si vous avez un caillot, alors il peut obstruer un vaisseau et si ce vaisseau se trouve dans le cœur ou dans la tête, alors vous pouvez faire une crise cardiaque ou une attaque cérébrale » a indiqué Anthony Hedley.



« Les individus sensibles, telles que les diabétiques, commencent alors à voir leur santé se détériorer sérieusement, ils tombent malades et peuvent voir leur espérance de vie diminuer ».

Le marché d'échange du CO2 temporairement gelé après une cyber-attaque

le système d'échange des quotas d'émissions de CO2 mis en place par l'Union européenne et ayant pour finalité de réduire les émissions de gaz à effet de serre est suspendu du 19 au 26 janvier au moins

L'Union européenne a décidé de bloquer les échanges européens de quotas d'émission, et ce, après les attaques subies dans plusieurs registres nationaux.

En effet, le système d'échange des quotas d'émissions de CO2 mis en place par l'Union européenne et ayant pour finalité de réduire les émissions de gaz à effet de serre est suspendu du 19 au 26 janvier au moins, à l'exception des allocations et des restitutions de quotas.



Pour rappel, la plate-forme européenne du marché du CO2 a été victime d'une cyber-attaque nécessitant que de nouvelles mesures de sécurité soient définies avec les autorités nationales des Etats membres.

le système d'échange des quotas d'émissions de CO2 mis en place par l'Union européenne et ayant pour finalité de réduire les émissions de gaz à effet de serre est suspendu du 19 au 26 janvier au moins

Il semblerait que la sécurité des registres de plusieurs Etats membres ait été compromise, ce qui aurait permis de détourner des droits à polluer revendus directement sur le marché de manière illicite

Cependant, les transactions sont toujours possibles durant les horaires de bureau auprès du registre suisse des échanges de quotas d’émission.

L’Union européenne (UE) met en place un système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre en vue de réduire celles-ci dans la Communauté de façon économiquement efficace. À l’aide de ce système, la Communauté et les États membres cherchent à respecter les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre prises dans le cadre du protocole de Kyoto. Les installations réalisant des activités dans les secteurs de l’énergie, la production et transformation des métaux ferreux, l’industrie minérale et la fabrication de papier et de carton sont obligatoirement soumises à ce système d’échange de quotas.

Par ailleurs, les droits d'émission européens, qui ont majoritairement concernés par les récentes attaques, ne peuvent pas être échangés en Suisse. Le registre suisse est toujours en ligne. Les transactions peuvent toujours être réalisées durant les heures de bureau. A titre de mesure préventive, elles ont été suspendues en-dehors de ces horaires. Les spécialistes suivent attentivement la situation, peut on lire dans un communiqué de presse.

air pollution Air - Pollution de l'air - Air ambiant Standards automobiles : Le gouvernement des Etats-Unis et la Californie harmonisent leur calendrier

Alors que la Californie est considérée depuis longtemps conne un Etat pionnier aux Etats-Unis en matière de régulations environnementales, l’Etat et le gouvernement fédéral ont décidé d’harmoniser leur calendrier de mise en place de nouveaux standards automobiles.

Le gouvernement fédéral américain et le gouvernement de la Californie coordonneront leurs annonces en matière de nouveaux standards en matière d’économie de carburants et de limitations d’émissions automobiles pour la période 2017-2025, d’après ce qu’ont déclaré les agences lundi.



La Californie devrait donc dorénavant annoncer ses standards en matière d’économies de carburant et d’émissions de gaz à effet de serre pour les modèles d’automobiles datant de 2017 à 2025 en même temps que l’Agence pour la Protection de l’Environnement (EPA) et le Département des Transports du Gouvernement des Etats-Unis d’ici le 1er Septembre.



D’ici 2016, les économies moyennes de carburants à l’échelle des Etats-Unis devraient atteindre 35,3 miles par gallon



Le California Air Resources Board avait prévu de publier ses nouveaux standards d’ici le mois de Mars, tandis que le gouvernement avait déclaré qu’il annoncerait ses standards d’ici la fin du mois de septembre.



« L’annonce d’aujourd’hui est un grand pas en avant, mais c’est seulement le début » a déclaré le Secrétaire aux Transports Ray LaHood.



En travaillant ensemble, Ray La Hood a déclaré que les agences seraient capables de mettre en place un standard « fonctionnant pour tous les fabricants automobiles du pays ».



Les fabricants automobiles, représentés par l’Alliance of Automobile Manufacturers, ont bien accueilli cet arrangement coordonné, d’après Gloria Bergquist, vice-présidente de l’alliance.



La coordination facilite le travail de planification des fabricants automobiles qui doivent prendre des décisions concernant leurs produits plusieurs années en avance par rapport à la production, d’après ce qu’a indiqué l’alliance.



« Seul le gouvernement fédéral peut équilibrer au niveau national la nécessité de réduire la consommation de pétrole et les émissions tout en preservant le secteur vital qu’est la production automobile, un pilier d’une économie nationale productive » peut-on lire dans un communiqué de l’alliance.



D’ici 2016, les économies moyennes de carburants à l’échelle des Etats-Unis devraient atteindre 35,3 miles par gallon. Les dernières statistiques publiées par l’EPA montraient que l’économie moyenne de carburants aux Etats-Unis était de 22,5 miles par gallon, soit 3,1 miles par gallon de plus qu’il y a six ans, d’après ce qu’a déclaré l’EPA en Novembre.



La Californie peut établir ses propres standards d’émissions automobiles avec l’approbation fédérale et en a reçu l’autorisation par l’administration Obama. Mais lorsque le gouvernement fédéral a annoncé un plan national en matière d’économie de carburants et de réduction d’émissions aussi ambitieux que celui de la Californie, l’Etat a accepté d’harmoniser ses règles avec les nouveaux standards nationaux.

Les entreprises sensibilisées pour le respect de la qualité de l’air intérieur

Les entreprises sensibilisées pour le respect de la qualité de l’air intérieur
face au nouvel enjeu de santé publique que représente la qualité de l’air intérieur, l’agence Protéines Paris, en collaboration avec l’Association de Recherche Clinique en Allergologie et en Asthmologie (ARCAA) et R LAB Conseil, a engagé un travail de sensibilisation auprès des entreprises

La question de la qualité de l'air intérieur est une préoccupation majeure de santé publique, car l'ensemble de la population est concerné, et plus particulièrement les personnes sensibles et fragiles (enfants, personnes âgées ou immunodéprimées, malades pulmonaires chroniques).

Nous passons 80% de notre temps en espace clos ou semi-clos, que cela soit dans les logements, lieux de travail, écoles, espaces de loisirs, commerces, transports, etc. L'air que nous y respirons peut avoir des effets sur le confort et la santé, depuis la simple gêne (odeurs, irritation des yeux et de la peau) jusqu'à l'aggravation ou le développement de pathologies comme les allergies respiratoires.


Aussi, face au nouvel enjeu de santé publique que représente la qualité de l’air intérieur, l’agence Protéines Paris, en collaboration avec l’Association de Recherche Clinique en Allergologie et en Asthmologie (ARCAA) et R LAB Conseil, a engagé un travail de sensibilisation auprès des entreprises.

face au nouvel enjeu de santé publique que représente la qualité de l’air intérieur, l’agence Protéines Paris, en collaboration avec l’Association de Recherche Clinique en Allergologie et en Asthmologie (ARCAA) et R LAB Conseil, a engagé un travail de sensibilisation auprès des entreprises

C’est dans ce cadre que le 21 janvier 2011, se sont réunis les acteurs de responsabilité sociale et environnementale des entreprises du bâtiment, du tourisme, de l’automobile, de la distribution et de l’électroménager afin d’évoquer les risques, les enjeux et les opportunités liés à ce sujet émergent, peut on lire dans un communiqué de presse.

La réunion a été l’occasion de faire le bilan de la situation sanitaire actuelle auprès d’environ 80 responsables du marketing, de la communication, du développement durable, ou de la R&D en entreprise.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) révèle que l’air que nous respirons est 5 fois plus pollué à l’intérieur qu’à l’extérieur. Déjà en 2000, la Direction générale de la santé déclarait la qualité de l’air « nouvel enjeu de santé publique ».

Selon les résultats du sondage, près de 80% des Français déclarent que la qualité de l’air intérieur les préoccupe et 90% des Français font un lien entre la qualité de l’air intérieur et leur santé.

« Dans ce contexte, lutter pour améliorer la qualité de l’air intérieur devient le marqueur fort d’un engagement de l’entreprise auprès de ses salariés et une véritable valeur ajoutée pour ses clients (…) si quelques initiatives sont visibles dans les secteurs de l’hôtellerie, de l’automobile, de l’électroménager, le terrain reste à défricher », déclare Serge MICHELS, Directeur général associé du groupe Protéines.

R LAB Conseil, mandatée par l’ARCAA, participe à la construction de la démarche de labellisation et à l’organisation des relations entre les entreprises et les allergologues.

Il faut savoir que l’ARCAA a proposé aux entreprises de participer, aux cotés des allergologues, à l’établissement des référentiels qui permettront une meilleure information et une modification du comportement des consommateurs. Enfin, au cours de l’année 2011, seront créés les labels « Allergies Contrôlés » et « Air Intérieur Contrôlé ».

air pollution Air - Pollution de l'air - Air ambiant Alerte aux Pics de pollution dans plusieurs régions françaises

Ces pics de pollutions devraient se stabiliser mardi dans le Nord et Centre du pays et perdurer en Rhône-Alpes selon les prévisions des organismes de surveillance

A cause d’un un beau temps hivernal froid et sec propice à la stagnation des polluants émis dans l’atmosphère par les transports, les industries et le chauffage, plusieurs régions françaises connaissent actuellement un épisode de pollution atmosphérique avec un niveau élevé de particules dans l’air et dans une moindre mesure d’oxydes d’azote.

Les régions touchées sont essentiellement :

Rhône-Alpes et une partie de l’Auvergne (pollution depuis dimanche) ;

· Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Haute et Basse Normandie

· Et l’Île-de-France (depuis aujourd’hui).

Néanmoins, ces pics de pollutions devraient se stabiliser mardi dans le Nord et Centre du pays et perdurer en Rhône-Alpes selon les prévisions des organismes de surveillance, Association Agréée de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA), peut on lire dans un communiqué de presse.

Ces pics de pollutions devraient se stabiliser mardi dans le Nord et Centre du pays et perdurer en Rhône-Alpes selon les prévisions des organismes de surveillance

Dans tous les pays européens, les concentrations dans l’air de particules PM10 sont réglementées. Les normes sont fixées à une moyenne annuelle de 40 µg/m3, et à un maximum de 35 jours par an à plus de 50 µg/m3 à ne pas dépasser.

Aussi, selon un communiqué du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, les concentrations sont importantes et les niveaux ont approché ou atteint le seuil d’information du public et de diffusion de consignes sanitaires (80 µg/m3 en moyenne journalière), voire en Haute-Savoie (zone de Cluses-Sallanches) le seuil d’alerte au-delà duquel des mesures préventives renforcées doivent être mises en œuvre (125 µg/m3 en moyenne journalière).

A la suite des concentrations de particules constatées, des bulletins d’information ont été adressés aux préfets pour alerter la population des dangers liés à l’inhalation de ces particules qui pénètrent profondément par les voies respiratoires et s’accumulent ensuite dans l’organisme.

Ainsi, dans les régions concernées, il est recommandé :

· de ne pas utiliser les cheminées à bois (sauf en cas de chauffage principal),

· de limiter l’usage des véhicules automobiles, notamment les véhicules diesel non équipés de filtres à particules,

· de réduire les vitesses sur les voies rapides et autoroutes.

Ces mesures d’urgence viennent renforcer des actions de fond menées à la suite du Grenelle de l’environnement qui ont donné lieu à l’élaboration d’un plan particules national présenté en juillet dernier. Ce dernier contient des actions à la fois réglementaires et incitatives dans tous les secteurs d’activité à l’origine d’émission de poussières : le secteur domestique, les installations industrielles et tertiaires, les transports et l’agriculture.

Il faut savoir que la mauvaise qualité de l’air due aux particules peut favoriser l’émergence de symptômes non spécifiques à court terme, tels que des manifestations allergiques ou de l'asthme et contribuer à des effets à long terme notamment sur les personnes sensibles (déficients respiratoires et cardio vasculaires, enfants en bas âge, personnes âgées).

En attendant, l’information et les prévisions sur la qualité de l’air sont disponibles en temps quasi-réel :

· pour la situation régionale sur les sites Internet des 33 organismes agréés par le ministère du Développement durable pour la surveillance de la qualité de l’air. Les adresses des sites sont disponibles sur www.atmo-france.org

· pour la vision nationale sur le site www.prevair.org qui propose des cartes de prévisions à l’échelle nationale et européenne et informe de la nature des épisodes de pollution de l’air.

La pollution de l'air semble avoir des conséquences globales ; en affectant la santé de nombreux êtres vivants évolués, et même d'espèces réputées primitives et résistantes (lichens, algues, invertébrés..). La pollution peut directement tuer des organismes (ex. : lichens sensibles à la pollution acide de l'air).

Elle a aussi des impacts indirects (par exemple en dégradant les odeurs, fragrances florales, hormones ou phéromones avant qu'elles atteignent leurs cibles), ce phénomène pouvant pour partie expliquer le déclin de certaines populations pollinisatrices (dont certains oiseaux, chauve-souris nectarivore) constaté dans tous les pays industriels et agricoles.

Il pourrait aussi expliquer les difficultés qu’ont les individus de certaines espèces (lézards, serpents, amphibiens, certains mammifères) à se reproduire (mâle et femelles ne se retrouvant plus ou moins bien) ou de certaines espèces à se nourrir (l’individu ne percevant plus aussi bien l’odeur qui le conduisait à sa source de nourriture).

Certaines phytohormones pourraient moins bien jouer leur rôle de médiateur biochimique, rendant certains végétaux plus fragiles et vulnérables à leurs prédateurs. Les relations prédateurs-proies pourraient être également affectées là où l’air est pollué.

La plupart des pays se sont dotés de lois sur l'air (Clean Air Act), Loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie en France, etc.

En Europe, les voitures neuves devront en 2012 ne pas émettre en moyenne plus de 120 grammes de CO2 par kilomètre contre de 160 en 2006. Les constructeurs automobiles devront y contribuer jusqu'à 130 g/km, les 30 g restant étant assuré par l'ajout de biocarburants et/ou des nouvelles technologies.

La pollution par le diésel est responsable de 40 000 décès

La pollution par le diésel est responsable de 40 000 décès
la France n'a pas remédié de manière efficace au problème des émissions excédentaires de particules fines en suspension dans l'air appelées «PM10».

La Commission Européenne devrait décider de poursuivre la France devant le Cour de Justice de l’Union Européenne pour non respect des normes communautaires en matière de qualité de l'air, au moment même où plusieurs régions françaises connaissent actuellement un épisode de pollution atmosphérique avec un niveau élevé de particules dans l’air.

En effet, la France n'a pas remédié de manière efficace au problème des émissions excédentaires de particules fines en suspension dans l'air appelées «PM10». Le plan Particules publié en juillet 2010 comprend des mesures visant à réduire la pollution par les particules (PM 10 et PM 2,5) mais ses effets tardent à se faire sentir, peut on lire dans un communiqué de presse.

Les véhicules diesel sont responsables de niveaux de dioxyde d’azote (NO2) problématiques pour la santé en zone de trafic. Les véhicules de type diesel sont fortement émetteurs d'oxydes d'azote et de particules fines. En effet, les diesels émettent 30 à 100 fois plus de particules que les véhicules à essence, ce qui constitue 90 % des particules émises par l'ensemble des véhicules.

la France n'a pas remédié de manière efficace au problème des émissions excédentaires de particules fines en suspension dans l'air appelées «PM10»

Pour Anne Lassman-Trappier, membre du réseau Transports et Mobilité Durables : « Avec un carburant diésel meilleur marché que l’essence sans-plomb, parce que sous-fiscalisé, la France est le pays où le parc automobile est le plus diésélisé en Europe. Et ce n'est sans doute pas une coïncidence si notre pays ne respecte pas ses engagements en ce qui concerne la réduction des émissions de particules fines.»

Il faut savoir que la directive 2008/50/CE concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe oblige les États membres à respecter des valeurs limites en ce qui concerne les PM10 et les PM2. D’après le CITEPA, 40 à 70 % des émissions de particules fines proviennent du secteur des transports en ville, en grande partie imputables au moteur diésel.

Le dioxyde d’azote (NO2) est avec les particules fines un des indicateurs majeurs de la pollution atmosphérique. Ils sont tous deux associés au trafic routier dans les agglomérations. Le NO2 réagit en plus dans l’air des villes et contribue à la formation d’autres polluants, ozone et particules secondaires. C’est un gaz oxydant puissant, qui pénètre facilement dans les poumons. A des concentrations dépassant 200 μg/m3 sur de courtes périodes, il provoque des irritations et des inflammations de l’appareil respiratoire et une augmentation de l’hyperréactivité bronchique chez les asthmatiques.

Il est ainsi soumis à un dispositif d’information et d’alerte en cas de pics de pollution (niveau d’information : 200 μg/m3 sur une heure ; niveau d’alerte : 400 μg/m3 sur une heure).

Dans l’air ambiant, les niveaux de NO2 ont eu tendance à stagner ou augmenter en proximité du trafic automobile depuis le milieu des années 1990. A l’heure actuelle, la valeur limite annuelle (40 μg/m3) n’est pas respectée sur de nombreux sites trafic, en particulier au sein de grandes agglomérations telles que Paris, Lyon, Marseille, Nice, Grenoble, Rouen.

C’est actuellement essentiellement dans le flux de circulation en agglomération et notamment à l’intérieur de l’habitacle de véhicules que des niveaux de NO2 les plus importants sont relevés (de 100 à plus de 500 μg/m3). Ces niveaux peuvent tout à fait induire des effets toxiques sur le système respiratoire, en particulier pour les populations sensibles (asthmatiques notamment).

Depuis plusieurs années, les français achètent, en véhicules neufs, de plus en plus de véhicules diésel. En 2009, 72 % des voitures particulières neuves immatriculées étaient des véhicules diésel.

José Cambou, Pilote du Réseau Santé-Environnement rappelle qu’ : « une étude de 1999 menée par divers organismes dont l’Institut National de Veille Sanitaire et coordonnée par l’ADEME prouvait déjà que sur les 30.000 décès annuels prématurés en France, liés aux niveaux de concentration en PM10, 18.000 étaient dus aux transports, soit 60 % du total. Depuis, les émissions n’ont pas cessé d’augmenter (40 000 décès en 2010 d’après le Ministère de l’Environnement).»

Pour l’organisme, la politique de tarification des carburants a donc une part non négligeable de responsabilité dans la mort de près de 40 000 personnes chaque année en France, un "scandale de l'air contaminé" qui doit enfin être mis en lumière.

« Il faut d’urgence réduire nos émissions de particules fines. C'est une question de santé publique. Tous les moyens doivent être employés : mobilités alternatives, rééquilibrage de la fiscalité entre les carburants mais aussi expérimentations, report du transport de marchandises à longue distance de la route vers le rail, meilleur étiquetage environnemental des véhicules, électrification du transport de marchandise urbain… », conclut Bruno Genty, Président de FNE.

Share

Twitter Delicious Facebook Digg Stumbleupon Favorites More