Tuesday, February 22, 2011

air pollution Air - Pollution de l'air - Air ambiant Alerte aux Pics de pollution dans plusieurs régions françaises

Ces pics de pollutions devraient se stabiliser mardi dans le Nord et Centre du pays et perdurer en Rhône-Alpes selon les prévisions des organismes de surveillance

A cause d’un un beau temps hivernal froid et sec propice à la stagnation des polluants émis dans l’atmosphère par les transports, les industries et le chauffage, plusieurs régions françaises connaissent actuellement un épisode de pollution atmosphérique avec un niveau élevé de particules dans l’air et dans une moindre mesure d’oxydes d’azote.

Les régions touchées sont essentiellement :

Rhône-Alpes et une partie de l’Auvergne (pollution depuis dimanche) ;

· Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Haute et Basse Normandie

· Et l’Île-de-France (depuis aujourd’hui).

Néanmoins, ces pics de pollutions devraient se stabiliser mardi dans le Nord et Centre du pays et perdurer en Rhône-Alpes selon les prévisions des organismes de surveillance, Association Agréée de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA), peut on lire dans un communiqué de presse.

Ces pics de pollutions devraient se stabiliser mardi dans le Nord et Centre du pays et perdurer en Rhône-Alpes selon les prévisions des organismes de surveillance

Dans tous les pays européens, les concentrations dans l’air de particules PM10 sont réglementées. Les normes sont fixées à une moyenne annuelle de 40 µg/m3, et à un maximum de 35 jours par an à plus de 50 µg/m3 à ne pas dépasser.

Aussi, selon un communiqué du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, les concentrations sont importantes et les niveaux ont approché ou atteint le seuil d’information du public et de diffusion de consignes sanitaires (80 µg/m3 en moyenne journalière), voire en Haute-Savoie (zone de Cluses-Sallanches) le seuil d’alerte au-delà duquel des mesures préventives renforcées doivent être mises en œuvre (125 µg/m3 en moyenne journalière).

A la suite des concentrations de particules constatées, des bulletins d’information ont été adressés aux préfets pour alerter la population des dangers liés à l’inhalation de ces particules qui pénètrent profondément par les voies respiratoires et s’accumulent ensuite dans l’organisme.

Ainsi, dans les régions concernées, il est recommandé :

· de ne pas utiliser les cheminées à bois (sauf en cas de chauffage principal),

· de limiter l’usage des véhicules automobiles, notamment les véhicules diesel non équipés de filtres à particules,

· de réduire les vitesses sur les voies rapides et autoroutes.

Ces mesures d’urgence viennent renforcer des actions de fond menées à la suite du Grenelle de l’environnement qui ont donné lieu à l’élaboration d’un plan particules national présenté en juillet dernier. Ce dernier contient des actions à la fois réglementaires et incitatives dans tous les secteurs d’activité à l’origine d’émission de poussières : le secteur domestique, les installations industrielles et tertiaires, les transports et l’agriculture.

Il faut savoir que la mauvaise qualité de l’air due aux particules peut favoriser l’émergence de symptômes non spécifiques à court terme, tels que des manifestations allergiques ou de l'asthme et contribuer à des effets à long terme notamment sur les personnes sensibles (déficients respiratoires et cardio vasculaires, enfants en bas âge, personnes âgées).

En attendant, l’information et les prévisions sur la qualité de l’air sont disponibles en temps quasi-réel :

· pour la situation régionale sur les sites Internet des 33 organismes agréés par le ministère du Développement durable pour la surveillance de la qualité de l’air. Les adresses des sites sont disponibles sur www.atmo-france.org

· pour la vision nationale sur le site www.prevair.org qui propose des cartes de prévisions à l’échelle nationale et européenne et informe de la nature des épisodes de pollution de l’air.

La pollution de l'air semble avoir des conséquences globales ; en affectant la santé de nombreux êtres vivants évolués, et même d'espèces réputées primitives et résistantes (lichens, algues, invertébrés..). La pollution peut directement tuer des organismes (ex. : lichens sensibles à la pollution acide de l'air).

Elle a aussi des impacts indirects (par exemple en dégradant les odeurs, fragrances florales, hormones ou phéromones avant qu'elles atteignent leurs cibles), ce phénomène pouvant pour partie expliquer le déclin de certaines populations pollinisatrices (dont certains oiseaux, chauve-souris nectarivore) constaté dans tous les pays industriels et agricoles.

Il pourrait aussi expliquer les difficultés qu’ont les individus de certaines espèces (lézards, serpents, amphibiens, certains mammifères) à se reproduire (mâle et femelles ne se retrouvant plus ou moins bien) ou de certaines espèces à se nourrir (l’individu ne percevant plus aussi bien l’odeur qui le conduisait à sa source de nourriture).

Certaines phytohormones pourraient moins bien jouer leur rôle de médiateur biochimique, rendant certains végétaux plus fragiles et vulnérables à leurs prédateurs. Les relations prédateurs-proies pourraient être également affectées là où l’air est pollué.

La plupart des pays se sont dotés de lois sur l'air (Clean Air Act), Loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie en France, etc.

En Europe, les voitures neuves devront en 2012 ne pas émettre en moyenne plus de 120 grammes de CO2 par kilomètre contre de 160 en 2006. Les constructeurs automobiles devront y contribuer jusqu'à 130 g/km, les 30 g restant étant assuré par l'ajout de biocarburants et/ou des nouvelles technologies.

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